Être soi-même

Heidegger et l'obsession de l'identité

Jocelyn Benoist

pp. 69-91

Heidegger substitue le Soi (l'ipséité) à la subjectivité. Par là il met en évidence le fondement insu des tâches traditionnellement attribuées au sujet. Le Soi constitue une réponse post-métaphysique au problème classique de l'identité personnelle. Je peux être moi-même dans la mesure où j'oriente mon temps par rapport à ma propre mort et où, ce faisant, je le découvre mien. Mais la question reste toujours: comment puis-je être moi-même? L'article présent demande si, au delà de la métaphysique, la question du sujet ne doit pas être posée indépendamment de celle de l'identité à soi. Être un sujet, n'est-ce pas autre chose qu'être soi-même (voire le Soi lui-même)? Et une subjectivité qui ne se réduirait ni à son statut de sujet logique ni à son statut de Soi ne manifeste- t-elle pas d'autres propriétés, qu'une phénoménologie libre de présuppositions ne peut ignorer?

Publication details

Full citation [Harvard style]:

Benoist, J. (1996). Être soi-même: Heidegger et l'obsession de l'identité. Revue philosophique de Louvain 94 (1), pp. 69-91.

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