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121507

(1990) Husserl-Ausgabe und Husserl-Forschung, Dordrecht, Kluwer.

Durée ou discontinuité de l'apparaître

le choix phénoménologique

Raymond Duval

pp. 81-106

La continuité constitue un thème directeur majeur de la phénoménologie. La continuité du temps est acceptée par Husserl, comme par beaucoup d'autres penseurs, comme un principe incontestable. Et, en vertu d'une loi fondamentale d'unification, pour laquelle Husserl reprend le terme de "synthèse", la continuité de la conscience reste une évidence, malgré la multiplicité des actes de visée qui en scandent le flux. Continuité du temps et continuité de la conscience sont d'ailleurs étroitement associées, la première étant considérée comme le fondement de la seconde (III, p. 291 li.23 – p. 292 li.26, Ideen I, § 118, I p. 78–81, M.C. § 17–18)1. Or on peut se demander si l'adoption d'un tel principe de continuité ne serait pas à l'origine des difficultés que Husserl a rencontrées dans son analyse de la conscience du temps: cette analyse aboutit à une double opposition difficilement dépassable, l'une entre un présent "étendu" et un présent "ponctuel", l'autre entre un passé rétentionnel vécu comme présent et un passé représenté vécu comme souvenir. Plus généralement on peut se demander si l'adoption d'un tel principe n'empêche pas la démarche phénoménologique de se développer pleinement.

Publication details

DOI: 10.1007/978-94-009-2427-7_6

Full citation [Harvard style]:

Duval, R. (1990)., Durée ou discontinuité de l'apparaître: le choix phénoménologique, in S. Ijsseling (éd), Husserl-Ausgabe und Husserl-Forschung, Dordrecht, Kluwer, pp. 81-106.

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