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122881

(2012) Life, subjectivity and art, Dordrecht, Springer.

Silhouette & manipulation

Filip Mattens

pp. 303-323

D'après différentes études comparatives sur la physionomie des doigts, Charles Féré constatât que la musculature des mains de penseurs et artistes était plus proéminente que celle de manouvriers ; l'exercice mental se traduirait dans le développement physique de la main.1 Plus évidente est la façon dont la main a accru la force de l'esprit. L'habileté avec laquelle elle compose des ensembles de figures minutieuses a fait croître de manière exponentielle nos capacités intellectuelles. Il est difficile de s'imaginer où en serait la connaissance théorique, et la théorie de la connaissance, sans sa précision manipulatoire. Pourtant, au coeur même de l'épistémologie se trouve une situation où la main – nous semble-t-il – jette la poudre aux yeux de la réflexion. Plus précisément, dans la conviction que la forme serait un sensible commun (propriété perçue par plusieurs sens), on rencontre une situation où il n'est plus clair si l'expertise manuelle se met au service de la connaissance ou si elle s'inscrit dans une pratique qui inspire une doctrine imaginaire.

Publication details

DOI: 10.1007/978-94-007-2211-8_12

Full citation [Harvard style]:

Mattens, F. (2012)., Silhouette & manipulation, in R. Breeur & U. Melle (éds), Life, subjectivity and art, Dordrecht, Springer, pp. 303-323.

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